Entre Deux Eaux

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Expertise en management stratégique de projets complexes dans le domaine de l’eau

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Newsletter n°12

Quelle mise en valeur pour le Sénégal ?

La forte présence des ONG de toutes nationalités est incontournable lorsque l’on arrive dans le bassin du Sénégal: que ce soit au Mali, en Mauritanie ou au Sénégal, les panneaux indiquant la réalisation de projets pullulent à l’entrée de chaque ville et village. Le Sénégal, par exemple, est le pays les plus aidé du continent africain, recevant aujourd’hui l’équivalent de 100 US$ par habitant et par an (Source : « Accroître l’efficacité de l’aide au Sénégal », Jacques Morisset, Economiste principal de la Banque mondiale pour le Sénégal). Il faut dire que l’Afrique de l’ouest a toujours attiré les européens : les portugais d’abord, suivis de près par les hollandais, qui finirent par laisser place aux colons français. Saint Louis, à l’embouchure du fleuve, devint dès le XVIIème siècle un port commercial de première importance, notamment pour la gomme arabique et l’or, puis la traite négrière. Encore aujourd’hui, ce lourd passé a laissé de nombreuses traces dans les trois pays riverains.

Caractéristiques hydrologiques du Bassin du Sénégal

Longueur du fleuve: 1 750 km
Principaux affluents : Rivières Bafing, Bakoye et Faleme (qui apportent 80% du flux du fleuve Sénégal)
Surface du basin: 340 000 km2 (Guinée : 31 000 km2 (11%), Mali: 155 000 km2 (53%), Mauritanie : 75 500 km2 (26%) et Sénégal: 27 500 km2 (10%)).
Précipitations annuelles : 660 mm/an
Ruissellement annuel (à la station de Bakel):
Avant 1985 : 698 m3/s
Après 1985: 412 m3/s
Débit annuel (à la station de Bakel):
Avant 1985 : 863 m3/s
Après 1985: 416 m3/s
Population totale dans le bassin : environ 3 500 000 habitants

Le Sénégal au fil de l’histoire…

C’est donc au cours de la période coloniale que sont mises en place les premières structures communes de gestion du fleuve. En 1934 est créée la Mission d’Etudes et d’Aménagement du fleuve Sénégal (MEAF) puis en 1938 la Mission d’Aménagement du fleuve Sénégal (MAS) qui deviendra en 1959 un organe commun de mise en valeur du fleuve au service des trois Etats autonomes. En 1960, Sénégal, Mali et Mauritanie accèdent à l’indépendance (respectivement les 18 juin, 20 juin et 28 novembre).

Trois ans plus tard, le 25 juillet 1963, les trois riverains, accompagnés de la Guinée où le fleuve prend sa source, signent la convention de Bamako pour le développement du bassin du fleuve Sénégal. Cet accord déclare le fleuve Sénégal comme « fleuve international » et crée un Comité Inter-états regroupant les quatre protagonistes. Le comité pose les bases d’une coopération régionale appelée à durer. S’ensuivent dans les années 1960 un certain nombre d’accords relatifs au statut du fleuve. C’est le cas notamment de la Convention de Dakar du 7 février 1964 puis de la Convention de Labé du 26 mai 1968 qui crée l’Organisation des Etats Riverains du Sénégal (OERS) remplaçant le Comité Inter-états et élargissant le champ de la coopération régionale. L’OERS, à l’instar du Comité préexistant, ne se limite plus à la valorisation du bassin mais a pour but l’intégration économique et politique de ses quatre membres.

En 1972-73, un évènement climatique vient précipiter le processus de coopération. Le bassin est frappé par de grandes sécheresses. Conscients du fait qu’aucune entité de la sous - région considérée séparément ne peut réussir un développement viable et durable, les responsables des trois États riverains du fleuve Sénégal, encouragés en cela par les diverses tentatives de l’ancienne puissance coloniale, (notamment avec les études effectuées par la MEAF et la MAS), décident le 11 mars 1972 d’unir leurs efforts dans le cadre de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS). La Guinée, qui s’était retirée de l’OERS en 1972 de par une volonté d’isolement diplomatique et de grandes difficultés économiques, n’en fait pas partie. Les objectifs de l’OMVS visent principalement à réduire la vulnérabilité et accélérer le développement économique de ses états membres en améliorant les revenus des populations riveraines et en assurant leur autosuffisance alimentaire. En parallèle, l’organisation cherche à préserver les écosystèmes dans la sous-région et plus particulièrement dans le bassin.

Dans ce but, les trois états décident au début des années 1970 de la construction de deux grands ouvrages d’intérêt commun sur le fleuve Sénégal qui appartiendraient en commun aux Etats membres de l’OMVS. Le 12 septembre 1981 débute ainsi la construction du barrage de Diama, suivie en juin 1982 par celui de Manantali. Si le premier poursuit l’objectif d’empêcher les remontées salines dans le fleuve et d’améliorer l’irrigation, le second cherche à atténuer les crues et produire de l’hydroélectricité. Les constructions sont achevées respectivement en 1986 et 1988, date de leur mise en eau. Les barrages permettent l’expansion de l’agriculture irriguée et la culture d’une deuxième récolte annuelle. Fait intéressant, alors que les pays avaient réussi à s’entendre en période de pénurie, c’est cette soudaine abondance qui entraîne des conflits. Ainsi le 9 avril 1989 se produit un incident frontalier entre le Sénégal et la Mauritanie, les maures beïdanes ayant spolié de leurs droits fonciers les négro mauritaniens et les halpulaar sénégalais qui exploitaient les deux rives de la basse vallée et du delta. Cet incident va servir de prétexte au déclenchement de vagues de violence au Sénégal et en Mauritanie contre les ressortissants respectifs des deux pays. Cela entraînera la fermeture de la frontière entre les États et la cessation du dialogue direct entre les deux gouvernements.

Heureusement, l’historique commun de coopération permet de mettre fin au conflit et de rétablir les relations diplomatiques entre les deux États le 23 avril 1992. La même année, le Protocole d’accord-cadre de coopération entre la République de Guinée et l’OMVS est signé, créant un cadre de coopération pour des actions d’intérêt mutuel sur le fleuve et son bassin et permettant à la Guinée d’assister aux réunions de l’OMVS en tant qu’observateur. Il faudra cependant attendre mars 2006 pour que la Guinée devienne membre à part entière de l’OMVS. Mais de 1994 à 2000 apparaissent de nouveaux défis : la construction des barrages a engendré la dégradation des écosystèmes et la prolifération de maladies liées à l’eau comme la bilharziose ou le paludisme. Outre ces difficultés, l’OMVS se heurte également au manque de données sur le fleuve, qui sont dispersées et en quantité insuffisante. Pour y faire face, l’organisme crée en novembre 2000 l’Observatoire de l’Environnement destiné rassembler les informations disponibles sur le fleuve et à en produire de nouvelles.

Dans la dernière décennie, l’OMVS s’est engagée dans plusieurs projets et programmes. Le fonctionnement de l’usine hydroélectrique de Manantali (initié en septembre 2001) est pris en charge par la Société de Gestion de l’Energie de Manantali (SOGEM), tout comme celui du barrage de Diama par la Société de Gestion et d’Exploitation de Diama (SOGED). En mars 2002, l’organisation a entamé la réalisation du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) puis a signé en mai de la même année la Charte des Eaux du Fleuve Sénégal. Toutes ces initiatives ont pour objectif de mieux connaître la ressource et de pouvoir en partager les bénéfices. Depuis 2009, l’OMVS s’est lancée dans la construction de deux nouveaux barrages : Félou et Gouina. Mais revenons rapidement sur leurs deus prédécesseurs : Manantali et Diama.

Deux barrages plus que controversés

Comme indiqué plus haut, un des principaux objectifs du barrage de Manantali est la production d’hydroélectricité. Terminée en septembre 2001, l’usine hydroélectrique devait initialement afficher une puissance de 200 mégawatts (MW) afin de fournir une moyenne de 800 gigawatts heure par an (GWh) aux trois états membres de l’OMVS. En réalité, la production actuelle atteint seulement 547 GWh. La capacité totale du barrage est de 11,5 millions de m3 d’eau. Situé sur le Bafing, l’objectif du barrage, outre la production d’hydroélectricité, est d’atténuer les inondations et de stocker de l’eau pendant la saison des pluies afin d’augmenter le flux en saison sèche pour l’irrigation et la navigation.

Si Diama, lui, ne possède pas d’usine hydroélectrique, son rôle de blocage des intrusions salines n’en est pas moins important. Mais les effets escomptés n’ont pas tous eu lieu. De l’eau, il y en a, et même plus qu’avant. La disponibilité a augmenté au bénéfice des divers usages des populations locales : agricole, domestique, agro-industriel, et même pour la recharge de la nappe phréatique. L’agriculture irriguée s’est développée, les inondations ont diminué et les rendements ainsi que le niveau de vie de la population augmentent grâce à la production hydroélectrique. Grâce également aux infrastructures mises en place autour des barrages, les riverains bénéficient d’un certain nombre d’aménités comme des routes, des centres de santé, l’électrification, et la possibilité de navigation entre St Louis (Sénégal) et Kayes (Mali).

Et pourtant, le bilan des « contre » semble plus lourd que celui des « pour ». Les maladies d’origine hydrique se sont développées de façon endémique (bilharziose, paludisme, diarrhées, fièvre de la vallée du rift (FVR) …). Les retenues d’eau ont entraîné la prolifération d’espèces aquatiques nuisibles comme le Salvinia molesta, la jacinthe d’eau ou le Tifa. Ces deux conséquences sont malheureusement liées puisque le Tifa notamment est l’habitat de prédilection d’un mollusque porteur de la bilharziose. L’OMVS tente aujourd’hui tant bien que mal d’enrayer des difficultés par la distribution de moustiquaires, la mise en place d’infrastructures limitant les accès au fleuve ou encore la recherche d’une éventuelle valorisation économique de ces espèces endémiques.

Il faut souligner tout de même que la propriété partagée des barrages de Diama et Manantali est un exemple unique au monde. Les barrages, localisés respectivement au Sénégal et au Mali, appartiennent communément aux trois pays. La gestion a été confiée à des sociétés privées que sont la SOGED et la SOGEM. Ce modèle, idéalement pensé en théorie, a révélé quelques problèmes dans la mise en application. Les deux sociétés sont très mal gérées. La collecte des redevances sur l’utilisation de l’eau ainsi que la revente de l’énergie hydroélectrique devrait permettre, si ce n’est de financer toutes les activités de l’OMVS, au moins d’assurer l’entretien et le renouvellement des barrages. Or les deux sociétés sont aujourd’hui dans une situation financière telle qu’elles devront probablement faire à nouveau appel à des donneurs bilatéraux pour ces tâches qui leur incombent. Reste à savoir si la gestion des deux barrages à venir, Félou et Gouina, saura tirer parti du (mauvais) exemple de leurs deux prédécesseurs.

L’OMVS, une vision commune pour des enjeux de taille

La mission originelle de l’OMVS, telle qu’exprimée en 1972, est « la planification, l’exécution, et la gestion d’aménagements fluviaux dans le respect des écosystèmes ». Si le but a été annoncé d’une seule voix, les trois pays avaient, au moment de la création et dans une moindre mesure encore aujourd’hui, des intérêts relativement divergents. Le Mali, qui n’a pas accès à la mer, souhaitait par l’intermédiaire de l’organisation maintenir un niveau constant sur le fleuve afin de le rendre navigable. Les deux autres membres étant peu intéressés par cet aspect et sa réalisation étant très onéreuse, la navigation du fleuve Sénégal est restée depuis lors au point mort. Le deuxième objectif avoué du mali était bien entendu la production d’hydroélectricité afin d’assurer le développement économique de sa population riveraine. Cet enjeu est d’ailleurs celui qui rassemble les trois membres. Mauritanie et Sénégal sont eux, plus particulièrement intéressés par le développement de l’irrigation comme moyen rapide d’améliorer les niveaux de vie.

Aujourd’hui, l’OMVS doit faire face à de multiples enjeux:
o La préservation de la ressource. C’est aujourd’hui un enjeu majeur car de nombreux facteurs contribuent à sa dégradation (déforestation, érosion, pollution,…)
o La pauvreté des populations. Ce deuxième enjeu contribue au premier par l’intermédiaire d’actions locales comme le déboisement et sont tous deux amplifiés par le phénomène du réchauffement climatique.
o Le manque de données. Il existe peu de données sur le fleuve et elles sont très dispersées. Elles sont entre autres quasi inexistantes sur la portion du fleuve s’écoulant en Guinée ainsi que dans le domaine de la qualité de l’eau. Les pays se désintéressent aujourd’hui totalement de cet aspect qui pourtant leur incombe.
o La diversité ethnique. La mise en place des projets se heurte parfois à des spécificités culturelles liées au grand nombre d’ethnies réparties dans la région.
o Le lien entre deux objectifs de développement : le niveau local et le niveau national, qui aujourd’hui partent souvent dans des directions opposées.
o Le manque de préoccupations des gouvernements vis-à-vis de la société civile : enjeu qui tend aujourd’hui à s’améliorer.

Par rapport à ce dernier facteur, nous avons notamment pu rencontrer la CODESEN, acteur important de la société civile. La CODESEN est la Coordination des Organisations de La Société civile pour la Défense de l’Environnement et le Développement du Bassin du fleuve Sénégal. Initiée en mai 1997 pour faire dénoncer la non-prise en compte des aspects environnementaux lors de la construction de Diama & Manantali, la CODESEN a aujourd’hui ouvert des bureaux dans chacun des quatre états membres de l’OMVS a su s’imposer comme un acteur incontournable dans la prise de décision autour du bassin.
(Pour les contacter : M. Aboubakry MBODJ: Secrétaire exécutif ambodj7@yahoo.fr; M. Moctar FALL: Secrétaire Administratif et Financier moctar_fall2@yahoo.fr ).

Afin de faire face à ces enjeux, l’OMVS a mis en place plusieurs programmes :
- Le Programme d’Atténuation et de Suivi des Impacts sur l’Environnement (PASIE)dont le but est de gérer, surveiller et mitiger les problèmes environnementaux soulevés par la construction de Manantali, entre autres via la simulation d’une « crue artificielle » pour permettre les cultures de décrue et la restauration des écosystèmes naturels perturbés par les barrages. Cette mesure est appliquée depuis 1992.
- Le Programme de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PGIRE) : le PGIRE est un grand programme intégré, incluant un volet santé (lutte contre le Paludisme et la bilharziose), l’amélioration des conditions de vie de la population dans le bassin ainsi que :
- Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) : à l’image des SDAGE français, cette version africaine cherche à traiter toutes les questions qui peuvent avoir un lien avec la ressource en eau dans le bassin (éducation, technologie, législation, finances,…)
- Le Projet de Gestion des Ressources en Eau et de l’Environnement du Bassin du fleuve Sénégal (GEF/BFS): vise à la protection de l’environnement, le suivi de la qualité des eaux du fleuve Sénégal, la mise en route du projet navigation et le traitement des axes hydrauliques dans les quatre états.

Eléments de conclusion

Malgré un passé de coopération, l’OMVS n’a pas toujours eu le vent en poupe. Au contraire de nombreux autres organismes de bassin, elle a choisi de s’engager dès sa création dans la construction d’infrastructures, sujet souvent lourd et délicat. L’organisation a diversifié ses activités depuis quelques années mais nombre d’entre elles ont été dictées par des erreurs passées. Il reste cependant que le bassin du Sénégal a su mettre en place un certain nombre de modèles dont beaucoup d’autres bassins pourraient tirer exemple. C’est le cas notamment de la gestion commune de ses deux barrages. Malgré les difficultés financières actuelles, la délégation de la gestion et de l’affermage à des sociétés privées permet non seulement de les responsabiliser, mais également de décharger l’OMVS afin qu’elle puisse se reconcentrer sur ses missions premières, non-marchandes. Si l’organisation réussit à prendre exemple de ses erreurs passées afin de renforcer ce modèle de gestion pour les deux barrages à venir, il y a fort à parier que d’autres viendront apprendre du Sénégal. Et pourquoi pas ? Réussir à mutualiser l’ensemble des revenus sur tout le bassin dans une unique société de gestion afin que ceux-ci puissent à leur tour financer le fonctionnement d’activités plus locales et non génératrices de revenus.

Mais lorsque l’on nous a fréquemment posé la question « mais pourquoi avoir choisi le Sénégal et non le Niger, son voisin bien plus développé ? ». La réponse était évidente et je la tirerai d’un article de Kipping : sur le fleuve Sénégal, contrairement au discours “néo-malthusien”, les pénuries n’ont pas engendré de conflits. Au contraire : c’est en période de sécheresse que la coopération a su avancer à toute vapeur. D’un autre côté, c’est lorsque l’irrigation s’est développée et que l’eau est parvenue en abondance que des conflits de frontière ont explosé. « Ainsi», souligne Martin Kipping, «une corrélation “antimalthusienne” existe entre l’offre d’eau disponible et le degré de conflit ou de coopération.(…) C’est la raison pour laquelle la pénurie grandissante d’eau a été une condition nécessaire à la coopération intensifiée ». Cette conclusion nous a semblé justifier notre intérêt pour ce dernier bassin : le fleuve Sénégal, prouvant encore une fois que l’eau est plus une arme de paix qu’une source de conflit. Si l’on suit le même raisonnement, plus nos ressources s’amenuiseront (en respect à la croissance de la population), plus nous pouvons espérer que les humains développeront d’ingénieuses alternatives à cette diminution. La guerre de l’eau n’aura pas lieu.

Sources :
o Sites internet de l’OMVS: www.omvs-soe.org et www.omvs.org
o El Hadji Malick Ndiaye, « Le fleuve Sénégal et les barrages de l’OMVS :quels enseignements pour la mise en œuvre du NEPAD ? », VertigO - la revue électronique en sciences de l’environnement, Volume 4 Numéro 3 | décembre 2003, [En ligne], mis en ligne le 01 décembre 2003. URL : http://vertigo.revues.org/3883. Consulté le 22 avril 2010.
o OMVS, “Senegal River Basin, Guinea, Mali, Mauritania, Senegal”, publié par l’UNESCO en 2003
o Olli Varis, Virpi Stucki & Sylvie Fraboulet-Jussila, Case Study for 2006 HDR, THE SENEGAL RIVER CASE
o PSEAU, Le Dossier Mise en valeur des grands fleuves « L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), une réussite à nuancer ? », 2005
o Martin Kipping, « Conflits et coopération liés à l’eau du fleuve Sénégal », Géocarrefour [En ligne], vol. 80/4 | 2005, mis en ligne le 01 juin 2009. URL : http://geocarrefour.revues.org/index1314.html DOI : en cours d’attribution


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